Fabrication de coudières et de visières

Fabrication de coudières et de visières

Toulouse : une école d’ingénieurs fabrique des « coudières » pour les portes de la clinique Pasteur.

L’Icam, école d’ingénieurs toulousaine, a fabriqué des « béquilles pour poignées » afin d’ouvrir les portes avec le coude et limiter ainsi les risques de propagation du Covid-19. La clinique Pasteur en a installé 16 dans son service de réanimation.

Depuis une semaine, les portes du service de réanimation de la clinique Pasteur de Toulouse sont
équipées de drôles de béquilles rouges appelées aussi poignées de coude ou coudières. Ce complément en plastique, vissé autour de la poignée d’une porte, a été mis au point par l’ICAM, une
école d’ingénieurs toulousaine. L’ouverture de la porte avec le coude permet ainsi d’éviter le contact de la peau et la propagation des microbes dans le cadre de la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19.

L’initiative revient à Gaëlle Renaud, chargée de la communication à la clinique Pasteur, qui a pris contact avec l’ICAM pour pallier un manque de matériel comme les visières de protection pour les soignants ou des pièces pour respirateurs artificiels. « Nous avons fait appel à l’ingéniosité de nos voisins! », résume Gaëlle Renaud. L’ICAM, qui dispose d’un « Fablab », a ainsi proposé de fabriquer des visières avec des plaques de polycarbonate débitées dans son atelier. L’école en a ainsi livré 200 vendredi dernier.

La collaboration s’est poursuivie avec l’envie de trouver un système pour ouvrir les portes en utilisant le bras. « Nous avons d’abord créé un prototype qui permet une ouverture avec le poignet
mais les anesthésistes qui l’ont testé ne l’ont pas trouvé pratique », raconte Eric Loupiac, chef de
projets à l’ICAM. « Comme je n’aime pas rester sur un échec, j’ai repris mon crayon et mes feuilles et j’ai réfléchi à un système de béquille pouvant être manœuvrée avec le coude. L’avant-bras reste
ainsi en position verticale par rapport au montant de la porte ce qui évite de le coincer », poursuit
l’ingénieur. Une fois le prototype validé, une commande de 16 « coudières » a été passée pour une
fabrication avec une imprimante 3D.

« Le Covid ne prend pas de vacances, j’ai travaillé des soirées et des nuits pour ce produit », détaille
Eric Loupiac qui a mis en ligne les plans afin qu’ils servent au plus grand nombre.

Par ailleurs, la clinique Pasteur a également travaillé avec le Fablab d’Airbus pour adapter les
masques de plongée de la marque Décathlon en respirateurs ou en masques de protection grâce à
l’ajout d’un filtre supplémentaire.

La Dépêche – Publié le 14/04/2020 à 15:28

Découvrez le reportage de France 3 Occitanie du 18 avril