Ile de France – Visite du château de Diane de Poitiers et du musée du Peigne – Mai 2019

Ile de France – Visite du château de Diane de Poitiers et du musée du Peigne – Mai 2019

Nous nous sommes retrouvés à 20 ECAM-Icam, cornaqués par Marie-Christine Bidault, pour visiter le château de Diane de Poitiers, à Anet.

Ce château a été construit entre 1547 et 1552 suivant les plans de l’architecte Philibert de l’Orme. De ce château il ne reste que l’entrée avec son célèbre fronton présentant une sculpture de Diane allongée, surmontée d’une tête de cerf, les bâtiments de l’aile gauche du château et la chapelle, à droite. Cet ensemble a pu être sauvé de la destruction en 1793.

Les propriétaires successifs ont pu retrouver le lit de Diane et une partie du mobilier qui avaient été dispersés pour remeubler le château et rendre, ainsi, la visite très agréable. Diane, née en 1499, épousa, en 1515, le comte Louis de Brézé, grand Sénéchal de Normandie et de 40 années plus âgé qu’elle. Il décèdera en 1531.

Après son mariage Diane devient dame d’honneur de la Reine Claude, épouse de François 1er et devient la maîtresse de Henri II, qui succèdera à son père en 1547. Elle est de 20 années plus âgées que Henri II, mais elle est sportive et s’entretient. Elle restera très jolie comme le prouve un tableau exposé dans le bâtiment principal.
Les amants sont unis par une grande complicité mise en évidence par deux lettres affichées dans le château, l’une où ils écrivent chacun à leur tour un paragraphe et l’autre où Henri II déclare son amour. Diane s’éteindra en 1566.

La journée s’est poursuivie par la visite du musée du Peigne à Ezy-sur-Eure. Il s’agit d’un atelier, fermé en 1984, où toutes les machines ont été conservées et d’une autre partie qui expose toutes les applications possibles de la corne. Une merveille !

Nous avons pu découvrir les 17 étapes de la fabrication d’un peigne à partir de la corne de vache et de buffle. La corne a été remplacée par la galalithe, puis le celluloïd (1ere matière plastique), la bakélite (très fragile au choc), le rhodoïd de Rhône Poulenc, avant d’aboutir aux matières plastiques modernes lesquelles ont conduit à l’arrêt des fabrications traditionnelles. Le musée présente toute une série d’objets depuis les peignes en bronze de l’antiquité, les peignes en bois et en os, ainsi que de multiples parures en écailles de tortue.

Enfin, et hors programme, sur le même site, nous avons pu admirer une magnifique exposition temporaire de vaisselle comprenant les services d’apparat de l’Elysée, du Sénat et de la Chambre des Députés…

Philippe Dumortier (70 ILI)