Appel à témoignages

Appel à témoignages

Le dossier de la revue Icam liaisons de Juillet traitera du sujet de l’eau : nous sollicitons le témoignage écrit des Icam qui travaillent dans ce secteur. Contacter Jean-Marie Heyberger (74 ILI).

Cher ami Icam,

C’est, en tant que membre du comité de rédaction de notre revue Icam Liaisons (IL), que je m’adresse à toi.

Pour l’IL 198 de juillet 2020, nous avons choisi de consacrer notre Dossier au thème de l‘EAU.

L‘eau, cet or bleu, est renouvelable. Ce n‘est pas la quantité d‘eau qui diminue, même si les prélèvements augmentent. Ce sont les pollutions de toute nature qui raréfient la ressource.  Nous pouvons et devons gérer l‘eau. Le temps est venu de renouveler nos pratiques en instruisant une nouvelle culture de l‘eau.

Nos ingénieurs généralistes sont en première place pour relever de nombreux challenges : captage, distribution, traitement, réutilisation des eaux usées, dessalement, osmose, filtration, eau potable et eau industrielle, eau première source d‘énergie renouvelable, lutte contre les gaspillages dans les processus industriels, inégalités d’accés, eau pour les transports… La liste est loin d‘être exhaustive.

Rappelons que l’un des objectifs de notre Dossier est d’élargir le champ de vision de nos jeunes alumni pour leur faciliter l’exploration de nouveaux domaines, ce qui n’est pas forcément un réflexe lors de la recherche de leur premier emploi.

Nous abordons un sujet qui, selon ton activité professionnelle, devrait te concerner.

Sur ce thème, il n’est pas question d’imaginer un dossier exhaustif, mais d’apporter plutôt divers éclairages à ce sujet majeur pour notre survie. Vu ton expérience dans ta fonction, nous serions heureux que tu puisses l’éclairer utilement, en nous partageant, dans ton contexte professionnel, ton expérience, tes convictions, ton enthousiasme pour donner envie à nos jeunes alumni de relever des challenges dans ce domaine à fort potentiel.

Tu pourras aussi apporter ton témoignage de manager ou de responsable sur certains aspects éthiques.

Ton article de 4500 caractères espaces compris (700 mots), sera le bienvenu pour le 15 mai 2020. Tu es bien sûr totalement libre sur la façon d’aborder ce sujet.

Tu voudras bien nous joindre des photos ou des illustrations et ta photo portrait. Pense à nous proposer aussi un titre accrocheur et à structurer ton article par des sous-titres pour en faciliter la lecture.

N’hésite pas à nous suggérer d’autres ingénieurs Icam à contacter.

Nous te remercions de bien vouloir nous exprimer, par retour, ton engagement de principe.

Bien amicalement

Jean-Marie Heyberger (74 ILI)
jeanmarie.heyberger@yahoo.fr
07 88 61 33 79

Témoignage

Témoignage

Frédéric Briand (96 INA), directeur d’usine à Wuhan (Chine) : plongé dans la crise du coronavirus, et dont l’entreprise va redémarrer. 

Interview Coronavirus :

« Chez Acôme, l’usine normande supplée les sites chinois fermés »

Deux des cinq sites chinois du groupe normand Acôme, spécialiste des câbles de haute technicité pour l’automobile, sont fermés à cause de l’épidémie de coronavirus Covid-19. Dirigeant des usines chinoises fermées, Frédéric Briand a fait le choix de rester sur place, où il vit confiné depuis l’apparition de l’épidémie. Il parvient à satisfaire en partie ses clients chinois grâce à l’usine française du groupe installée à Mortain, dans la Manche.

Le Journal des Entreprises : Depuis combien de jours les usines chinoises du groupe Acôme, qui produisent des câbles automobiles à Wuhan et qui ont réalisé 41 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019, sont-elles fermées ?

Frédéric Briand : Les deux usines de Wuhan sont fermées depuis le 22 janvier, date à laquelle nous avions fermé pour les congés du Nouvel An chinois. Nous aurions dû rouvrir normalement après les festivités, le 1er février. Mais avec l’apparition du coronavirus, les deux sites ont dû rester clos.

Combien de salariés sont-ils concernés par le confinement ?

Frédéric Briand : Nous employons 200 personnes sur les deux sites de Wuhan. Certaines étaient parties dans leur famille pour le Nouvel An chinois et avaient quitté la ville. Elles sont bloquées à l’extérieur. Les autres sont confinées à Wuhan même. Tous les salariés se portent bien : nous avons mis en place un groupe Wechat (messagerie en ligne, NDLR), sur lequel, chaque jour, chacun envoie sa température, à destination des ressources humaines.

Avez-vous mis en place du télétravail ?

Frédéric Briand : Oui, pour quelques postes touchant à l’administratif, au commercial et aux finances. Mais cela ne concerne qu’une dizaine de salariés tout au plus. Je suis en contact avec ce petit comité de « crise » tous les jours depuis début février, via Skype ou par téléphone, pour trouver des solutions et répondre à la demande client.

Les salaires de vos employés ont-ils pu être versés ?

Frédéric Briand : Jusqu’à présent, nous avons pu verser 100 % des salaires en janvier et février.

Pouvez-vous néanmoins assurer les commandes auprès de vos clients ?

Frédéric Briand : Nous vendons à 99 % sur le marché chinois et beaucoup de nos clients, à l’extérieur de la province du Hubei, ont déjà redémarré leur activité. A ce jour, l’industrie en Chine arrive à tourner autour de 43 %, mais à 0 % à Wuhan. Nous avons réussi à assurer les commandes durant tout le mois de février, en mettant à contribution notre site de Mortain, en Normandie. Acôme France nous envoie par avion les volumes demandés par nos clients. Les marchandises arrivent à Shanghaï et Pékin et, nous, nous gérons ensuite les transports vers les clients.

Cette organisation nous permet de maintenir de bonnes relations avec nos clients, même si l’acheminement par avion représente un coût pour nous. Nos clients font, de leur côté, tout ce qu’ils peuvent pour nous faciliter la tâche : par exemple, ils revoient leur stock de sécurité à la baisse et encouragent leurs propres clients à baisser leurs demandes. Une vraie solidarité s’est installée en Chine.

Quel est l’impact économique de la fermeture de l’usine de Wuhan ?

Frédéric Briand : L’impact est bien là, ne serait-ce qu’en raison des coûts de transport supplémentaires – plus de 200 000 euros sur un mois, mais le chiffrage précis est compliqué à réaliser. L’impact sur la trésorerie se ressentira davantage en avril et mai, car, en Chine, nos clients nous payent en moyenne à soixante jours.

« Cela fait 37 jours que Wuhan est fermée et depuis 12 jours, nous ne pouvons plus sortir de la résidence, laquelle est sous contrôle de gardiens. »

Le chiffre d’affaires d’aujourd’hui est composé des règlements des mois de novembre et décembre, ce qui nous a permis notamment de verser les salaires. Par ailleurs, nous n’avons pas de dépenses d’énergie depuis la fermeture des sites, ni d’achats de matières premières. En revanche, quand nous serons autorisés à rouvrir l’usine, il va falloir acheter de la matière première et nos revenus seront composés des ventes de février, donc très faibles. Nous avons donc déjà sollicité nos banques pour qu’elles nous accompagnent dans ce redémarrage.

Avez-vous une date de réouverture potentielle des sites ?

Frédéric Briand : Le gouvernement chinois a annoncé aujourd’hui que la province du Hubei, à laquelle appartient Wuhan, ne pourrait pas rouvrir avant au minimum le 11 mars.

Comment se déroule votre vie quotidienne à Wuhan ?

Frédéric Briand : Cela fait 37 jours que Wuhan est fermée et depuis 12 jours, nous ne pouvons plus sortir de la résidence, laquelle est sous contrôle de gardiens. Pour les ravitaillements, il a été mis en place un système de commandes par téléphone, via une application. Une livraison est faite tous les jours à l’entrée de la résidence. Mon épouse et mon fils sont rentrés par le 2e vol de rapatriement en février et ont été mis en quarantaine dans le sud de la France. Ils en sont aujourd’hui sortis et sont en bonne santé. 

Je suis maintenant seul dans la maison, mais je suis occupé par des réunions toute la journée via Internet pour trouver des solutions de manière à organiser la chaîne entre la France et la Chine. Le reste du temps, j’essaye de m’occuper, de faire un peu de sport et de lire.

Nous ne sommes que quatre Français dans le quartier (un médecin, un instituteur resté pour s’occuper des animaux de ceux repartis en France, et un autre directeur d’entreprise) mais nous n’avons pas le droit de nous voir en direct. Tous les soirs, on passe une heure à échanger à travers la grille de la propriété, à partager ce que l’on vit, à se remonter le moral… Mais le temps commence à être long !

Entretien avec Frédéric Briand, directeur de l’usine d’Acôme de Wuhan, en Chine.
Propos recueillis par Isabelle Evrard / Le Journal des Entreprises Normandie
28 février 2020 

Salon de l’Agriculture

Salon de l’Agriculture

Flavien Kouatcha (Ucac-Icam 111) a été remarqué par Emmanuel Macron pour son projet innovant de culture poissons et plantes. 

En Afrique, la question de l’approvisionnement alimentaire des grandes villes est un enjeu majeur. Un jeune innovateur camerounais, Flavien Kouatcha, a fait le déplacement de Douala à la porte de Versailles, à Paris, pour promouvoir son projet de ferme urbaine en aquaponie.

Il y a ceux qui se lamentent du retard pris par l’Afrique en agriculture et ceux dont le regard est résolument tourné vers l’avenir. Le Camerounais Flavien Kouatcha, 30 ans, appartient d’évidence à la deuxième catégorie.

Il est de cette nouvelle génération qui, loin des grandes théories, s’est donnée pour mission de chercher une solution pragmatique à un enjeu majeur pour le continent : comment nourrir une population urbaine grandissante – près de 500 millions d’Africains vivent dans de grandes métropoles et ce chiffre va doubler au cours des 25 prochaines années, selon la Banque mondiale – quand une grande part des denrées produites en zones rurales n’arrivent pas à destination faute d’une logistique suffisante ?

Rien ne se perd, tout se recycle

Or, la logistique, Flavien Kouatcha connaît bien. Ingénieur en maintenance industrielle de formation, il a travaillé pendant trois ans pour le compte d’un grand groupe français opérant sur le port de Douala, la capitale économique du Cameroun. « Mettre en place une chaîne d’approvisionnement efficace entre l’arrière-pays et ses milliers de petits producteurs et les consommateurs urbains est une tâche qui coûterait très cher et prendrait beaucoup de temps, explique-t-il. D’où l’idée de transporter la campagne à la ville à travers mon projet d’aquaponie. »

L’aqua quoi ? « L’aquaponie est un mode de culture très ancien qui consiste à associer l’élevage de poissons à la culture de plantes dans un circuit fermé, explique Flavien Kouatcha. Les déjections des poissons servent de nutriments aux légumes qui, en retour, permettent d’épurer l’eau du bassin. »

Un système écologiquement très vertueux puisqu’en aquaponie rien ne se perd, tout se recycle, et particulièrement adapté au développement de l’agriculture en zone urbaine où l’accès au foncier est limité. « De plus, il favorise l’économie locale et les circuits courts, ce qui limite les coûts liés aux transports et réduit les émissions de gaz à effet de serre », souligne Flavien Kouatcha.

Un coup de projecteur présidentiel inespéré

Jusqu’à présent, la start-up qu’il a fondée, baptisée Save Our Agriculture, a mis au point des kits aquaponiques individuels qui permettent à quelques clients fortunés de cultiver leur jardin en même temps que d’admirer leur aquarium. Mais Flavien Kouatcha voit plus grand.

Grâce au soutien du fonds de dotation Pierre Castel – Agir pour l’Afrique, sa petite entreprise a également développé, sur le port de Douala, un prototype de « ferme urbaine » qui utilise deux conteneurs empilés, reliés par une savante tuyauterie et capables de produire respectivement 400 kg de poissons et 800 kg de productions maraîchères par semestre avec un impact environnemental minimum.

À la recherche d’investisseurs

Il ne manque plus que les investisseurs pour passer à la vitesse supérieure. « En Afrique, on intéresse, mais les gens veulent une rentabilité immédiate alors que nous sommes encore en phase expérimentale », explique Flavien Kouatcha. D’où sa venue porte de Versailles, à Paris, « pour trouver des partenaires moins pressés qui, espère-t-il, me permettront de grandir. »

Lors de l’inauguration du Salon, samedi 22 février, le petit stand B133, Hall 4, a eu droit à un arrêt prolongé du président Macron. Une fierté pour Flavien Kouatcha et un coup de projecteur inespéré : « Quand on est un jeune entrepreneur africain, on a besoin de toutes les publicités. »

Antoine d’Abbundo / La Croix

Pour entrer en Carême

Pour entrer en Carême

Une méditation du Père Yves Raguin, sj. :

« Quand on a décidé de partir à la recherche de Dieu, il faut faire ses bagages, seller son âne et se mettre en route. La montagne de Dieu est à peine visible dans le lointain… A l’aube, il faut partir.

C’est un grand départ. Il faut dire adieu. A quoi ? A tout et à rien. A rien, car ce monde que l’on quitte sera toujours là près de nous, en nous, jusqu’à notre dernier souffle, toujours aussi près de nous. A tout, car, en partant à la recherche de l’absolu, nous coupons les ponts avec tout ce qui pourrait nous en détourner. La séparation, finalement, n’est pas dans l’éloignement mais dans le détachement. /…/

Qu’emporter avec soi ? Tout soi-même et rien de moins. Étrange réponse après avoir dit qu’il faut tout laisser et surtout se laisser soi-même. Et pourtant c’est vrai, il faut s’emporter tout entier. Beaucoup ne partent qu’en apparence. Ils n’emportent avec eux qu’un fantôme d’eux-mêmes, une maquette abstraite. Ils se mettent eux-mêmes en sécurité avant de se mettre en route…

C’est déjà une sorte de saint qui s’embarque pour l’expédition, un personnage modelé d’après les traités de la perfection. Ils envoient un double d’eux-mêmes tenter l’aventure et s’étonnent ensuite de ne retirer de tout cela que déception.

En partant, il faut mettre sur son âne tout ce qu’on possède et partir avec tout ce qu’on est, il faut tout prendre, les grandeurs et les faiblesses, le passé de péché, les grandes espérances, les tendances les plus basses et les plus violentes… tout, tout, car tout doit passer par le feu. Comme le bout du chemin se perd en Dieu et que personne ne connaît le chemin sinon celui qui vient de Dieu, Jésus Christ, il faut, tout en écoutant les maîtres que nous rencontrons, fixer les yeux
sur lui seul. Il est la voie, la vérité et la vie. Lui seul d’ailleurs a parcouru le chemin dans les deux sens. Il faut mettre notre main dans la sienne et partir. »

Extraits de « Chemins de la contemplation » – DDB 1969, pp. 25-27

Classement des écoles

Classement des écoles

Le classement des écoles d’ingénieurs a été publié par Le Figaro (nouvel entrant dans les classements), l’Usine Nouvelle et l’Etudiant.

Dans le classement du Figaro, l’Icam a été classée 30 ème sur 45 dans la catégorie « Ecoles généralistes » et 21 ème sur 40 dans la catégorie « Ecoles d’ingénieur génie industriel et génie mécanique ».

Dans le classement de l’Usine Nouvelle l’Icam est 78 ème sur 122. Pour mémoire l’Icam était 123 ème sur 130 l’an dernier.

Dans le classement de L’Etudiant l’ICAM est 107 ème sur 167. Pour mémoire l’Icam était 109 ème sur 174 l’an dernier.

Par ailleurs il faut noter la très bonne position de l’Icam dans le classement « Happy at School » où l’Icam est 8 ème sur 72.

Dans un prochain numéro d’Icam Liaison nous ferons un retour sur image sur ce qui a été entrepris pour valoriser les cursus Icam dans les classements avec les limites de l’exercice.

Contact : nicolas.pot@1976.icam.fr

Icam à Vie

Icam à Vie

Deux nouveaux parcours : blockchain (créé) et sens du travail/management (en préparation).

Voici un témoignage encourageant d’une Icam pratiquante et enthousiaste :

« Je viens de me connecter et je trouve cette plateforme extraordinaire : ludique, sur des thèmes variés, chacun peut apprendre en s’amusant sans se mettre la pression. Donc bravo pour ce projet, je suis fière de mon école qui promeut ainsi de nouvelles formes pédagogiques modernes au service de la connaissance et du partage. C’est important de continuer à se stimuler tout au long de la vie et cette plateforme peut nous y aider. À bientôt et merci pour cette découverte enthousiasmante ! »

Claudine Dejongh (96 ILI)