Évolution du site Icam alumni

Évolution du site Icam alumni

Le site www.icam-alumni.fr va évoluer !

L’association des ingénieurs Icam a, fin 2019, passé un contrat avec Netanswer (spécialiste et expert en création de sites « alumni ») pour :

1/ Construire un site correspondant aux critères actuels de communication. Pour ceci, l’association des ingénieurs Icam s’appuie sur l’audit « Communication » mené début 2020
2/ Fusionner les sites www.icam-alumni.fr et www.icam-liaisons.fr en un seul site.

L’association « Icam alumni » a confié la gestion de ce projet à Julien Garbe (102 ILI), qui s’appuie sur le Comité de pilotage composé de quatre membres du bureau de l’association  : Véronique Blaise (85 ILI), Eric Siraudeau (84 ILI), Régis Paumier (71 ILI) et Nicolas Pot (76 ILI), et d’un membre du comité de rédaction « Icam liaisons » : Robert Baron (78 ILI).

Le nouveau site devrait être opérationnel en décembre prochain, au plus tôt.

Il est prévu que les tests commencent au cours de l’été avec une phase de réception à partir de septembre prochain, selon les thèmes suivants :

1. Charte graphique
2. Administration du site
3. Espace privé
4. Don / Crowfunding
5. Annuaire
6. Emailing / Newsletter
7. Statistiques & Tableaux de bord
8. Gestion des groupes
9. Emploi/Carrière
10. Agenda
11. Application iPhone/Android
12. Revue en ligne.

L’association recherche des volontaires pour participer à cette phase de tests et de réception. Merci d’entrer en contact avec Julien Garbe (julien.garbe@gmail.com ou 06 51 00 29 49).

Soyez rassurés : Netanswer prévoit des formations, en septembre, pour nous aider.

Également, l’association souhaite constituer un « comité Annuaire des alumni », pour la gestion, au fil de l’eau, des mises à jour induites par les évolutions privées et professionnelles des alumni (dans le respect de la directive européenne RGPD).

Pour cela, merci de vous porter volontaire auprès de Robert Baron (robert.baron95@gmail.com ou 07 57 50 40 98).

Le pouvoir de l’imagination

Le pouvoir de l’imagination

Editions Baudelaire – Groupe Hachette
Préface du Professeur Patrick Vermersch – Université de Lille
Centre Ressources et Compétences

Sorti en 72 du cycle intégré Icam Lille, j’ai eu l’envie l’année dernière de raconter mon parcours et comment j’ai réagi à l’annonce, quelques années après ma sortie de l’Icam, d’une maladie dégénérative et incurable.

Les premiers symptômes sont apparus en 78, et le diagnostic fut donné en 81 : sclérose en plaques. Mes propres cellules du système nerveux central s’étaient mises à considérer celles de la myéline (la gaine qui entoure les nerfs) comme des ennemies, et à les détruire, d’où l’apparition des plaques qui empêchent la conduction des informations entre la tête et le corps.

C’est une maladie dont l’origine est inconnue, pour laquelle il n’existe aucun traitement, à part des produits dont les effets collatéraux sont véritablement indésirables, et donc pas toujours justifiés.

C’est aussi une maladie imprévisible, certains sont alités et sans forces en à peine 5 ans, d’autres ont des symptômes qui au fil des ans restent à peine visibles, et d’autres enfin, comme moi, pour lesquels les symptômes s’aggravent inéluctablement, poussée après poussée, mais lentement grâce peut-être au maintien d’un équilibre entre les forces en présence.

Quand j’ai pris conscience de ma soudaine fragilité, du mur qui se mettait devant la poursuite de ma carrière professionnelle, de l’inéluctabilité de ma diminution physique progressive, je me suis dit qu’il fallait ruser.

D’abord faire un pacte avec cette personnalité qui s’était installée chez moi sans prévenir. Convenir de la nécessité d’un respect mutuel.

Puis, apprendre à se connaître, s’observer pour maintenir un équilibre, et avancer ensemble dans la vie.

Depuis 40 ans, nous nous surveillons quotidiennement.

Mais c’est ainsi que j’ai pu poursuivre mon développement de carrière, voyager et apprendre à connaître le monde. Profiter de ces belles années que nous avons eues, notamment de 75 à 95. Sur le plan du développement économique et social, cette fenêtre de 20 ans fut véritablement fantastique. Je raconte mon expérience professionnelle, entrelacée des poussées de SEP, laquelle s’est ensuite, dans les années 2000, transformée en « secondairement progressive ».

Aujourd’hui, je refuse toujours la dépendance, et je suis plus que jamais en faveur de l’innovation. Avec 2 cannes et beaucoup de volonté, je parviens à marcher quelques mètres. J’ai un tricycle avec assistance électrique pour mes déplacements proches, je vis sur mon bateau, je conduis ma voiture, et j’ai encore une activité professionnelle. Considérant la gravité du handicap, tout cela est surprenant et fait partie des finesses de cette pathologie. Je suis surtout très heureux de ma vie, et de l’expérience que je me suis construite.

Si ce partage d’expérience pouvait aider, je serais vraiment très fier du message que j’aurai pu passer.

Ce petit livre sera disponible vers juillet/août dans tous les canaux de distribution du Groupe Hachette (Librairies, Fnac, Amazon…).

Bien innover : innover pour le bien… et bien le faire !

Bien innover : innover pour le bien… et bien le faire !

Quel est l’objectif de ce livre ?

L’innovation est souvent perçue comme une activité plutôt technique et réservée
à des spécialistes.

Aujourd’hui, cette vision est complètement dépassée. Nous vivons dans un
monde qui change rapidement. L’innovation est devenue l’affaire de tous… ensemble !

L’innovation repose donc sur la coopération. Mais pour bien coopérer, il faut des bases communes ! Quelles sont les bases communes pour bien innover ? C’est la
question à laquelle ce livre répond, de manière très accessible.

A qui ce livre est-il destiné ?

Ce livre est destiné à un public très large. En effet, il explique concrètement
comment chacun de nous peut bien innover, avec les autres, dans ses activités
professionnelles et personnelles (association, famille…).

C’est la raison pour laquelle la version numérique de ce livre est gratuite. Vous
pouvez la transmettre à vos proches et à vos collègues, si vous pensez que certains
sujets présentés dans ce livre peuvent leur rendre service.

Pour télécharger le livre : https://www.julhiet-sterwen.com/bien-innover/

Les auteurs

Yann de Kermadec : consultant chez Julhiet Sterwen, conseille les entreprises,
depuis plus de vingt ans, dans deux domaines qui sont très liés : le management
de l’innovation et le management de la propriété intellectuelle.

Il est l’auteur de plusieurs livres, dont deux guides pratiques écrits à la demande du Ministère de l’Economie et de l’Institut National de la Propriété Industrielle.
y.de-kermadec@julhiet-sterwen.com

Luc Tesson : dessinateur de presse et illustrateur, il dessine en direct à l’occasion de séminaires d’entreprises.

Il coopère avec Yann de Kermadec depuis plusieurs années pour illustrer des
livres, des articles et des études dans le domaine du management.
www.dessinateurdepresse.com

Bien innover
Innover pour le bien… et bien le faire !

Introduction
1 – Innover : De quoi s’agit-il, concrètement ?
1.1 – En quoi suis-je concerné par l’innovation ?
1.2 – De quels « modèles d’innovateurs » puis-je m’inspirer ?
1.3 – Quelles difficultés rencontrent les innovateurs ?
1.4 – Quels termes utiliser ? Avec quelles définitions ?

2 – Quelles innovations développer ? Pour qui ? Pourquoi ?
2.1 – Toutes les innovations sont-elles des progrès ?
2.2 – Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ?
2.3 – Quels choix technologiques pour un développement durable ?
2.4 – Comment innover pour le bien commun ?

3 – Comment innover dans ma vie professionnelle ?

– Quels repères et outils de base puis-je utiliser ?
3.1 – Comment innover dans un contexte de plus en plus complexe ?
3.2 – Quelles sont les bases communes pour bien innover ?
3.3 – Comment cultiver les idées d’innovation ?
3.4 – Comment manager un projet d’innovation ?
3.5 – Comment manager l’innovation dans mon équipe ?
3.6 – Comment manager l’innovation dans mon entreprise ?
3.7 – Quels comportements adopter pour bien innover ?

– Comment coopérer pour innover ?
3.8 – Quelles sont les bonnes pratiques pour coopérer ?
3.9 – Comment communiquer au juste nécessaire ?
3.10 – Comment créer et entretenir la confiance ?

– Comment utiliser la propriété intellectuelle (PI) pour innover ?
3.11 – La propriété intellectuelle (PI) : de quoi s’agit-il ?
3.12 – Comment utiliser les brevets pour créer ?
3.13 – Que peut-on protéger ? Comment ?
3.14 – Comment exploiter des droits de PI ?

4 – Comment innover dans ma vie personnelle ?
4.1 – Comment unifier ma vie (d’innovateur) ?
4.2 – J’ai une « idée géniale » ! Comment la développer ?
4.3 – Comment cultiver la chance ?

Conclusion : Je vis, donc j’innove !

La chapelle Saint-Joseph de Lille en sursis

La chapelle Saint-Joseph de Lille en sursis

Cet article a été publié dans le Flash mensuel de la revue VMF :  Vieilles Maisons Françaises, le magazine du patrimoine de l’architecture et des jardins.

Quelques années après la création, à Lille, du collège St-Joseph et de sa chapelle par la communauté des jésuites, ces derniers créeront l’Icam.

PAR ALIENOR HARZO
Date de publication : 12/06/2020

Depuis plusieurs semaines, l’organisation Urgences patrimoine se mobilise pour tenter de sauver un énième édifice en péril : la chapelle Saint-Joseph de Lille (boulevard Victor Hugo). La démolition programmée de cette dernière entre dans le cadre d’un projet de nouveau campus conduit par Yncra, membre de la fédération universitaire pluridisciplinaire de Lille (FUPL). La demande formulée par Urgences patrimoine (ici et ici), appuyée par Stéphane Bern et relayée par de nombreux acteurs de la défense du patrimoine, est la suivante : intégrer la chapelle du XIXe siècle au projet.

« Nous demandons à Monsieur le Ministre de la Culture une mise sous protection d’urgence de l’édifice, afin de laisser le temps au maître d’ouvrage d’étudier la faisabilité et le coût d’une réhabilitation. » L’appel lancé au ministère de la Culture semble cette fois avoir été entendu. Dans un communiqué de presse datant du 5 juin, le Ministre demande en effet une instruction complémentaire et accompagnera Yncra et la FUPL – qui ont renoncé à une destruction immédiate de l’édifice – dans la recherche d’une solution alternative.

• Vue d’ensemble de la chapelle Saint-Joseph depuis le chevet. © Bernard Toulier

Le monument en question, bâti en 1886-1887, est l’ancienne chapelle du collège Saint-Joseph, fondé par les Jésuites en 1876. La pédagogie jésuite intégrait de nombreuses activités complémentaires, comme le sport, le théâtre, la peinture ou la tapisserie par exemple. Pour assurer ces activités, plusieurs bâtiments complémentaires ont été construits parmi lesquels un théâtre, qui possédait encore il y a quelques années l’ensemble de son équipement de scène et qui semble, lui, épargné par le projet. La chapelle forme donc un tout avec les autres bâtiments du collège, conçu par l’architecte Augustin-Henri Mourcou (1823-1911). Il est également l’auteur à Lille du palais Rameau, des hospices civils, de l’hôpital de la Charité et du centre psychiatrique de Bailleul.
Le collège Saint-Joseph est intégré au centre scolaire Saint-Paul en 1968 et, malgré une extension de 1964, forme un ensemble urbain cohérent avec le palais Rameau voisin. La chapelle en briques, de plan basilical, possède un bel ensemble de vitraux du XIXe siècle. La plupart sont signés Latteux-Bazin, un important atelier de maîtres-verriers actif dans la seconde moitié du XIXe siècle. Bien qu’il ne soit pas protégé, l’ensemble possède donc un véritable intérêt architectural, d’autant plus qu’il est situé dans le périmètre classé Monument historique du palais Rameau.

• Dans la nef de la chapelle Saint-Joseph au début du XXe siècle. © SPPEF

Malencontreusement, la chapelle se retrouve enclavée dans le projet « Camplus » et ne fait pas partie des nombreux bâtiments qui doivent être réhabilités. En effet, le projet prévoyait la destruction de la chapelle et des bâtiments attenant au théâtre. Le permis de démolir a été signé par la mairie le 28 mai 2019. « Il s’agissait d’un projet de l’université catholique qui avait obtenu le feu vert des Bâtiments de France. Dès lors, les services de la ville ne pouvaient pas s’y opposer », s’est justifié Martine Aubry, maire de Lille. En effet, l’architecte des Bâtiments de France a accepté la destruction, alors que la chapelle se trouve dans le périmètre d’un monument classé, qui plus est du même architecte. Le rôle de la Drac Hauts-de-France dans cette affaire laisse perplexe… Tout comme l’étrange appréciation de la part des porteurs du projet qui qualifie ce dernier « d’opportunité développement durable ».

• Les vitraux et le mobilier de la chapelle doivent être déposés sans être détruits, mais que deviendraient-ils ?

Le projet de destruction fait polémique depuis la fin du mois de mai 2020. Les délais de recours étant dépassés, « faire du bruit » était de fait la seule solution, à laquelle se sont attelés Sites & Monuments, La Tribune de l’Art et bien entendu les lanceurs d’alerte, Urgences patrimoine. Si la chapelle était reconvertie, l’ensemble formé par le collège et le palais Rameau serait extérieurement préservé. Un autre projet moins onéreux, composant avec la chapelle, a donc été élaboré par un ingénieur économiste d’Urgences Patrimoine. Il montre bien qu’une réhabilitation et une intégration de la chapelle est tout à fait envisageable.

Grâce à l’intervention de Franck Riester, le projet de démolition est suspendu.

Cependant, la prudence reste de mise, car le permis de démolir n’est pas encore annulé et il reste à voir selon quelles conditions l’édifice sera intégré au projet… Mais nous pouvons nous réjouir de la mise en sursis de la chapelle Saint-Joseph et féliciter le ministère de la Culture de s’être emparé du dossier. Beaucoup d’autres mériteraient son attention.

Mémoire du Père Gérard Pierré (sj) à l’Icam

Mémoire du Père Gérard Pierré (sj) à l’Icam

J’ai appris ces jours-ci le récent retour au Père de Gérard Pierré, jésuite discret qui a été présent à l’Icam de 1957 à 1980. Dans les années 1970, il a eu un rôle méconnu mais important dans le redressement d’une institution alors menacée de disparition, car c’est lui qui a été l’animateur et la plume du groupe rédacteur du texte « Mission de l’Icam ».

Voici comment :

A l’instigation de René Briet, président des ingénieurs Icam après les secousses de 1968, Gérard Pierré avait été chargé de conduire un groupe de travail d’une dizaine d’Icam pour formuler ou reformuler « La mission de l’Icam ». Ces travaux se sont étalés sur au moins 2 ans, notamment avec 3 ou 4 week-ends à la maison jésuite des « Fontaines » à Chantilly, et j’étais le benjamin de ce groupe.

Ce texte de 4 ou 5 pages, légèrement revu au début des années 2000, fait toujours référence puisqu’il est cité dans les présentations de l’école sur internet comme « référence majeure» .

Il a servi de boussole au navire Icam dans les tempêtes qui ont secoué l’école dans les années 1970 (avec le licenciement d’un tiers des salariés de l’école, par un ingénieur Icam bénévole délégué à cet effet par l’Association).

De mémoire, ce texte explicite trois piliers de cette mission, à savoir :

1) Former des ingénieurs compétents sur les plans scientifiques et technologiques.
2) Former des responsables préparés à conduire des actions collectives au sein d’entreprises ou d’organisations.
3) Former des hommes et des femmes soucieux du sens de leurs actions et engagés dans la société à la lumière de l’Evangile.

La « Mission de l’Icam » a servi de pierre angulaire à une véritable reconstruction de l’école, avec l’arrivée du Père Faucher, jésuite, à la direction des études, puis celle de Guy Carpier, premier directeur laïc de l’Icam, intronisé par le Provincial des Jésuites de France, le Père Madelin, lui aussi très récemment disparu. Plus tard, je m’y suis encore beaucoup référé lorsque j’ai eu la charge de créer l’Ecole Louis de Broglie, devenue aujourd’hui l’Ecam-Rennes.

L’annonce dans la presse du décès du père Gérard Pierré soulignait qu’avec lui disparaissait le dernier des jésuites français à avoir connu les camps de concentration. Sa discrétion était telle que je l’ignorais, alors que je l’ai fréquenté d’abord comme conseiller spirituel dans les années 1960 à l’école, puis lors de cette rédaction de la « Mission de l’Icam ».

Louis Bouan (66 ILI)

«Icam à Vie» et la reprise du travail

«Icam à Vie» et la reprise du travail

Icam à vie suit l’actualité en vous proposant plusieurs parcours sur la reprise du travail après cette épreuve du confinement.

Vous y trouverez des conseils pour mettre en place les gestes barrière au COVID-19, mais aussi pour être efficace à distance.

Pour ceux qui veulent approfondir leur réflexion, deux supports sont intéressants :
« l’organisation apprenante » et « le travail de demain ».

Alors rejoignez les 100 utilisateurs Icam qui se connectent chaque mois pour approfondir votre formation.

Si vous n’êtes pas inscrits, cliquez sur le lien :
https:// icamavie.coorpacademy.com/signup.

Bonne formation !

Jean-Yves Aubé (70 ILI)
jean-yves.aube@sfr.fr

Prière d’Alliance

Prière d’Alliance

Comment relire ce temps de confinement ?

Et si nous profitions de ce confinement pour vivre une “prière d’alliance” en couple, en famille ou tout seul ? Le service de la vie spirituelle du diocèse de Marseille propose cette fiche pratique pour relire ce temps de confinement.

En couple

S’installer confortablement ; éteindre les téléphones ; allumer une bougie comme pour inviter le Seigneur, notre lumière, à cet échange.

Prendre le temps de se dire l’un à l’autre comment nous sommes après cette semaine ou ce mois de confinement. Qu’est-ce qui domine comme sentiment ? Peur, inquiétude, énervement, lassitude, apaisement, consentement…

Ensuite, en suivant les indications ci-dessous :

Se dire merci

Dans ce que nous avons vécu ensemble cette semaine ou dans ce mois :

• Qu’est-ce qui ce qui a construit notre couple ? Par ex : les soirées ou les moments en amoureux, le fait de rester séduisant l’un pour l’autre, un projet commun, le soutien dans le travail ou dans les tâches ménagères, la prière… Y a-t-il eu des heureuses surprises ? Des imprévus agréables ?

• Qu’est-ce que j’ai découvert de moi, de toi ? Qu’est-ce que j’ai reçu de toi qui m’a aidé(e) dans ce que j’avais à vivre au travail ou en télétravail, ou ensemble à la maison, ou dans les soucis familiaux…

Parler de tout cela et se dire merci. Et remercier le Seigneur pour le don de l’amour qu’il nous fait.

Se demander pardon

• Qu’est-ce qui m’a été difficile à vivre, qui m’a attristé(e) dans ton attitude à cause de ce que je suis, ou à cause des circonstances, ou… ?

• En quoi est-ce que je t’ai peiné(e) ou attristé(e) par mon attitude, mes paroles ? Comment l’as-tu vécu ? Par ex : mon manque d’organisation, l’impression de tout avoir à assumer de la maison, le manque de dialogue, les tensions, les colères…

J’essaie de dire ce qui m’a mis(e) en difficulté en parlant de ce que j’ai ressenti et sans accuser mon conjoint.

Parler simplement de tout cela et se demander pardon.

Demander au Seigneur de nous prendre dans sa miséricorde

Se redire le désir d’avancer ensemble.

Chacun peut dire à l’autre ce qu’il souhaiterait pour améliorer la vie ensemble pendant la prochaine semaine.

• Qu’est-ce qui m’aiderait à mieux vivre ce temps ?

• Qu’est-ce que nous avions souhaité faire et qui ne s’est pas fait ?

Terminer en se tournant ensemble vers le Seigneur et lui demander la force suffisante pour chaque jour, force physique, morale, spirituelle. Lui confier ceux qui nous sont chers et s’en remettre à lui dans la confiance.

Conclure la prière d’alliance en disant ensemble le Notre Père.

En famille

Prendre le temps de s’installer : cela peut être autour d’une table basse avec une bougie allumée pour signifier la présence du Christ, notre lumière, qui est présent à notre échange.

Commencer par se dire merci

Prendre 5 mn de silence, chacun s’interroge à partir de quelques questions :
Qu’est-ce qui dans cette semaine m’a rendu heureux, qu’est-ce que j’ai apprécié ou reçu des autres dans la famille ? Par ex., on peut se dire merci pour les bons repas, ou le dessert fait ensemble ou les moments de jeux, les films regardés ensemble, l’aide et la patience de maman/papa pour les devoirs, les efforts des enfants pour respecter le travail ou le repos des parents… ?

Qu’est-ce que j’ai découvert de beau chez moi ou chez les autres ?

Qu’est-ce que j’ai appris à faire ?

Chacun s’exprime et écoute les autres, chacun son tour sans s‘interrompre, pour se dire merci ! Celui qui parle tient la bougie et quand il a fini de parler il la passe à son voisin.

Dans un second temps, chacun regarde ce qui a été plus difficile pour lui, ce qui lui reste sur le cœur et qui le rend triste. Par ex : J’ai été blessé(e) par une parole ou un refus, je suis agacé(e) par les taquineries de mon frère ou de ma sœur, ou j’ai refusé mon aide à la cuisine ou au ménage…ou j’ai manqué de patience…ou tout autre chose qui a pu mettre une mauvaise ambiance à la maison.

Se demander pardon mutuellement

Faire le même tour de parole avec la bougie, si quelqu’un veut passer son tout, il passe la bougie.

Et à la fin du tour, demander au Seigneur de nous prendre tous ensemble dans son amour.

Chacun vit ce temps de confinement de façon différente, pour certains c’est plus facile que pour d’autres. Nous avons besoin de nous entraider en famille à vivre ce temps dans la durée et donc,

Chacun dit aux autres ce qui pourrait l’aider à vivre la semaine qui s’ouvre : Par ex, mes désirs, mes propositions, mon besoin d’être écouté, mon besoin d’aide pour quelque chose…

Terminer en se tournant vers le Seigneur

Chacun peut demander quelque chose au Seigneur très simplement sans faire de belles phrases…

Dire ensemble le Notre Père pour conclure notre prière
Et terminer en partageant un bon goûter ou un bon dessert !

Seul

Trouver un moment calme, couper le téléphone, s’installer confortablement, respirer doucement.

Me voici

Je me mets sous le regard de Dieu qui m’attend. Je viens tel que je suis avec tout ce que je porte, tel que je suis dans ce temps de confinement : fatigué(e), ou content(e), ou découragé(e), en colère, ou émerveillé(e)… chercher à nommer le sentiment qui m’habite : inquiétude, apaisement, consentement…

Je demande au Seigneur sa lumière afin de relire cette période en trouvant la trace de sa présence.

Merci

Je revois le déroulement de la semaine ou du mois écoulé afin de trouver de quoi goûter ce que j’ai vécu et qui est mon histoire avec Dieu. Je prends conscience de ce que j’ai reçu de bon et qui me fait dire merci au Seigneur qui est la source de la vie et de l’amour. Par ex les beaux gestes dont j’ai été témoin : un geste de solidarité, les applaudissements à 20h, un coup de téléphone reçu ou donné, les mails et les SMS, les réunions par visio, un pardon que j’ai pu donner ou recevoir, une chose inattendue, une parole d’Évangile que j’ai entendue pour moi, les lectures qui m’ont nourri(e)…les célébrations télévisées… ma capacité de m’adapter à ce temps, la sérénité qui m’habite, ma créativité, … ?

Tout cela devient signe de la présence et de l’action de Dieu au cours de mes journées. Je l’en remercie.

Pardon

Je regarde ce qui a été source de tristesse, d’amertume, de découragement. Par ex : ma tendance à entasser des choses par peur de manquer, mes plaintes, mon impatience, ma colère, mon envie de ne rien faire, mes repliements sur moi, mes jugements sur le comportement des autres… Je demande au Seigneur de m’aider à comprendre pourquoi j’agis de la sorte je lui demande pardon.

S’il te plaît

Pour vivre dans la durée l’épreuve de ce confinement j’ai besoin de l’aide du Seigneur, je la lui demande… je parle au Seigneur de ce qui m’attend, de mes soucis…je lui demande de vivre avec lui et par lui chaque rencontre, chaque événement aussi modeste soit-il.

Je termine par le Notre Père ou une prière de confiance entre les mains de Dieu.

Vie cultuelle et engagement social sont liés

Vie cultuelle et engagement social sont liés

Coronavirus : Vie cultuelle et engagement social sont indissociables – Tribune du P. Laurent Stalla-Bourdillon (diocèse de Paris)

La Vie – 30 avril 2020

Comme en Italie, les modalités du déconfinement en France ont suscité une certaine émotion dans les milieux catholiques. La Conférence des évêques s’est émue du report au 2 juin de la célébration des messes. Des évêques ont eu une expression plus vigoureuse encore. Il faut le reconnaître : ce report (valable pour tous les cultes et pas seulement pour l’Église catholique) a froissé l’attente de ceux qui, moyennant des garanties sanitaires, pensaient que le 11 mai sonnerait l’heure du retour à la messe. L’étendue de la déception a suscité des jugements sur la vie spirituelle et la vision anthropologique des responsables politiques. Clairement, si la décision de report ne saurait servir de base à une évaluation de la vie spirituelle des dirigeants, elle jette en revanche une lumière crue sur la signification évanescente, selon une tendance lourde, des activités des « cultes » telle que la perçoit le monde politique dans sa majorité. Sur ce point comme sur tant d’autres, la pandémie fait fonction de révélateur.

L’application aux cérémonies liturgiques (messes, mais aussi baptêmes et mariages) de critères strictement sanitaires de « droit commun » a fait prendre conscience aux Français de confession catholique que la messe n’est pas (n’est plus) une activité dont l’utilité collective justifierait un traitement prioritaire de la part des pouvoirs publics. Nouvelle attestation du fait que la France a cessé d’être inspirée « par défaut » par le catholicisme. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir cette réalité ou vouloir s’aveugler pour ne pas l’admettre. De l’autre côté, la force du ressentiment exprimé ne peut logiquement s’expliquer que par l’affirmation plus ou moins explicite de la centralité de la messe et de sa suite normale : où les fidèles peuvent-ils se ressourcer s’ils n’ont plus la messe ? Et nous voilà partis, dans le rapport entre le visible et l’invisible, entre la grâce et son signe dans le sacrement ? Qu’a-t-on perdu en perdant (temporairement) l’accès à la messe ?

Le problème est que ces questions, si authentiques soient-elles, n’ont de sens que dans l’Église. La société française et nombre d’élus – qui en sont l’expression dans la société politique – ne partagent plus la vision catholique de l’homme, sur sa vocation et sur son principe de sanctification dans la vie des sacrements. Sur tous ces sujets, la société est passée de l’oubli souvent assumé à l’ignorance peu ou pas consciente… S’il en est ainsi, c’est sans doute parce que la société n’a plus vraiment les moyens de recevoir la vision chrétienne de l’homme, et que l’Église, composante bon gré mal gré de cette société, n’a plus les moyens de la lui faire connaître. Elle ne fait pas le poids face à la diffusion méthodique des anthropologies contemporaines. L’homme animal (animalisme) ou l’homme machine (transhumanisme) correspondent à des problématiques, écologique ou de production, loin de l’humanité du texte biblique. Les résultats tangibles de l’efficacité des sciences priment sur la promesse d’un accomplissement de l’homme.

Église et monde politique face à face

La relation d’exclusion ainsi posée renvoie au premier nœud du problème : le faux partage entre le croyant et le citoyen moderne (à l’un la sphère privée, à l’autre la sphère publique). Cette vision a contaminé la pensée politique pour qui la nature humaine se réduit au corps et qui minimise la dimension relationnelle donc communautaire de la vie spirituelle. Ce faisant, l’unité du corps social est fragilisée par la perte de son composant spirituel.

Seulement, et on retrouve là le second problème, la seconde dissonance : le monde politique ne voit pas la nécessité de prendre en considération la dimension transcendante de l’homme et les religions n’acceptent pas que ce qu’elles tiennent pour vitalement vrai ne soit pas reconnu comme tel par la société politique.

Le monde politique ne se laisse pas dicter par les religions la place qu’elles doivent occuper dans le débat public. Or, il est très difficile à l’Église catholique en France d’accepter de représenter un point de vue parmi d’autres. Elle découvre jour après jour, débat après débat (pour le confinement comme pour la bioéthique) que ses convictions ne peuvent s’imposer à la décision politique, et elle éprouve de l’inconfort à constater que le monde politique méconnaisse sa volonté, et plus encore sa capacité, de parler au nom du bien commun et non de ses seuls intérêts. De son côté, le monde politique lit toute requête religieuse – d’où qu’elle vienne – comme une revendication catégorielle, ou mieux encore communautaire. La charge négative associée à la notion de communautarisme fait de l’usage de cette catégorie un puissant instrument de contrôle, ce qui explique largement pourquoi le personnel politique se l’est à ce point appropriée tout en la critiquant.

La mission de l’Église lui interdit d’en rester au sentiment de frustration. La justesse des positions de l’Église ne pourra emporter l’adhésion du politique que si elle parvient à soutenir son accompagnement de la société. La tâche n’est pas facile, comme le rappelle cette pertinente analyse de Philippe Portier, politologue et sociologue des religions, sur les mutations du religieux dans la France contemporaine : « Sans doute la “civilisation catholique”, assise sur une adhésion massive au système de pratiques et de normes mis en place par l’institution romaine, s’est-elle effondrée au cours du dernier demi-siècle, sous l’effet pour une grande part du processus d’individualisation, lié lui-même à l’accentuation du processus de différenciation sociale. Cet évidement du monde paroissial n’a pas débouché cependant sur une exténuation de la croyance : la “civilisation républicaine”, dont les théoriciens annonçaient, à la fin du XIXe siècle, qu’elle s’appuierait bientôt sur la seule puissance de la raison, s’est ouverte, au cours de ces dernières années, à une expansion renouvelée du religieux, sous l’aspect souvent d’un “spirituel” proliférant, tant dans l’ordre de l’existence privée que dans celui de la délibération publique. »

Ainsi, même éloignée de l’Église dans ses vues et ses pratiques, la société demeure terriblement en recherche de justice et d’égalité. Seule la considération sincère de l’Église pour la société avec laquelle elle fait corps, fût-elle en pleine dérive, exprimera le primat de la fraternité et sa contribution à l’édification du corps social et suscitera, par-là, la confiance. Et l’évolution de la société influencera en retour la perception du monde politique.

Vie sociale et relation à Dieu

Cependant, si on s’interroge sur le regard actuel du monde politique sur la foi catholique, force est de constater (libre à chacun de le déplorer) que la préoccupation de la vie spirituelle des gens est complètement sortie de la considération du personnel politique. Nous ne parlons pas ici de la vie spirituelle personnelle des élus, qui est une réalité pour beaucoup – parfois une réalité édifiante –, mais de sa place dans l’édification du corps social.

La nature humaine est devenue totalement étrangère à la pensée politique contemporaine, et avec elle la juste prise en compte de la personne. Le néant des surfaces n’est que le miroir du vide des profondeurs : profondeur de l’histoire, profondeur de l’horizon de l’existence, profondeur de la conscience face à la finitude du corps et à l’infini de l’amour. Cette profondeur fait probablement peur aujourd’hui. Le numérique agit comme divertissement, détournement de la conversion à la nécessité de fortifier en soi une raison profonde de vivre et de mourir.

De son côté la pensée chrétienne considère que la relation à Dieu est une composante essentielle de la vie humaine et sociale. Elle éclaire autant la signification de notre corporéité individuelle que collective. Le corps social ne s’édifie (et reste uni) qu’à proportion de la considération pour la dignité de toute personne, laquelle se dévoile seulement dans sa relation à Dieu. Il faudra faire œuvre autant de pédagogie que de douceur pour que cette proposition soit reçue dans les sphères du pouvoir.

Aujourd’hui, si la Constitution reconnait la liberté de culte, sa résonance « dans » la personne n’est pas du ressort de l’attention du politique. Que vous trouviez vos émotions dans un stade en étant adhérant à un club de supporters ou que vous trouviez votre paix intérieure en étant membre d’une Église, peu importe : ces activités de la vie sociale, du point de vue politique ne peuvent être distinguées, au nom de la séparation entre sphère privée et sphère publique.

Comment un État laïc pourra-t-il prendre en compte le fait que la foi soit structurante pour beaucoup ? C’est tout le problème de la substitution de prétendues « valeurs de la République » à substrat politique, à une démarche venant de la richesse de la personne. On objectera qu’il n’est pas scientifiquement prouvé que la pratique religieuse améliore les personnes, ou fasse d’elles des acteurs plus dynamiques de la vie du pays. Outre que cette mesure est impossible à réaliser, l’objection s’accompagne d’un brin de mauvaise foi, si l’on considère l’engagement constant des chrétiens au service du bien commun. Sans doute est-ce la conscience de cet engagement qui a rendu la déception plus intense.

L’Église, principe d’animation et d’unité

Concluons en rappelant que la vie des catholiques est toujours orientée vers une meilleure articulation des trois corps qui forment le cadre commun à toute existence : le corps individuel, le corps social et le corps environnemental. En chaque messe, le fidèle reçoit du Christ, la force spirituelle pour travailler le monde comme un don et y édifier une société unie par l’amour dont le Créateur nous aime. La célébration de la messe fait apparaître deux autres corps perceptibles seulement avec les yeux de la foi : le Corps du Christ sur l’autel et le Corps du Christ qu’est l’Église répandue par toute la terre. En communiant au Corps du Christ ressuscité, le fidèle trouve l’énergie de faire de sa vie un don pour les autres. Dieu aime d’un amour qui fait se donner. Ainsi le Corps ecclésial, invisible aux yeux mais à la foi seulement, est là pour le bien de tous. L’Église serait au tissu social ce que l’âme est au corps individuel : un principe d’animation et d’unité. Telle est la doctrine chrétienne. Et même si cette vision théologique des choses n’est jamais parfaitement réalisée, elle indique une mission. L’Église ne se comprend que dans cette Parole qui la fonde et fait d’elle, en acte, une servante de l’amour miséricordieux de Dieu pour tout homme.

Dès lors, vie cultuelle et engagement social sont indissociables. Nous le savons déjà au niveau profane : un peuple se reconnaît toujours à ses fêtes par lesquelles tous ses membres communient à une même joie (comme par exemple la fête du 14 juillet). Lors des célébrations dominicales, la récitation du Credo par toute l’assemblée a cette double fonction unifiante et confessante. La privation de messe entrave donc plus qu’une simple requête personnelle et ne peut être comparée à la privation d’un cinéma ou d’un spectacle. C’est ce que sous-entend l’appel de l’épiscopat à l’adresse des responsables politiques : que l’authentique respect de la liberté religieuse reconnaisse ces deux aspects. L’Église est structurée au-dedans par le Credo, et au dehors au service du peuple par la charité. Pour se partager, l’expérience pascale doit d’abord se recevoir.

Si donc une religion porte une vision de réalisation d’un monde commun, cela explique encore pourquoi, le politique tient les cultes à distance de ce qu’il estime être sa prérogative exclusive : faire paraître un monde nouveau. Ce n’est plus alors le religieux qui verse dans le politique, mais le politique qui nage dans le religieux. Ce processus de substitution ou d’instrumentalisation à des fins politiques est déjà visible dans divers pays du monde.

Le défi restera immense pour les responsables de l’Église catholique de prendre la parole dans le débat public en convainquant qu’ils visent, non pas une suprématie communautaire, mais plutôt une plus grande communion humaine, l’humanité ne formant qu’une seule famille. « Il y a toujours quelque chose d’inconfortable » dans le témoignage chrétien, disait le pape François. Dans ce sens, le 28 avril, il exhortait les fidèles « à prier le Seigneur de donner à son peuple, la grâce de la prudence et de l’obéissance aux dispositions, afin que la pandémie ne revienne pas ». Il faudra des années d’un patient labeur pour gagner la confiance des Français, expliquer et donner des gages en acte que le bonheur de vivre suppose l’accueil de chacun. À n’en pas douter, la terrible crise sociale qui vient sera, pour les chrétiens de France, l’occasion de poursuivre ce que l’Église n’a cessé d’apprendre : recevoir avec gratitude ce monde et toute personne pour ce qu’ils sont, un don de Dieu.