Icam liaisons accueille

Icam liaisons accueille

Vous aimez écrire, transmettre des informations, mettre en avant les évènements du mois, bâtir un dossier autour d’un thème ou d’une rubrique (par exemple l’économie solidaire, la transition énergétique…), illustrer par des dessins humoristiques ?

Rejoignez le comité de rédaction en écrivant à assoc@icam.fr ! Nous avons réussi à le faire en distanciel au cours des 18 derniers mois, alors pourquoi pas vous ?

En fonction de vos disponibilités, nous définirons ensemble votre engagement.

Bruno Vannieuwenhuyse (74 ILI)
Président de l’Association Icam alumni

Assemblée Générale du 19 juin

Assemblée Générale du 19 juin

Le vote des résolutions aura lieu uniquement par voie électronique, comme l’année précédente.

L’ordre du jour comporte un point important : le Plan Stratégique de l’Association 2020-2025.

Nous tiendrons une réunion d’information sur celui-ci le vendredi 11 juin à 17h30 par visioconférence afin de répondre à toutes vos questions après une présentation faite par Jérôme Olive (80 ILI) et Bruno Vannieuwenhuyse (74 ILI).

Le lien vous sera communiqué lors de la convocation à l’Assemblée Générale.

Le nouveau site arrive en juin !

Le nouveau site arrive en juin !

Vous aurez accès aux informations essentielles à tout moment : Publications (Revue et Flash), Vie de l’association (Groupes régionaux, groupes à thème), Actualités et événements, Icam à Vie, Emploi-carrière, Dons…

Grâce à votre espace privé, vous pouvez interagir avec votre réseau et maintenir les liens : envoyer des mails à vos promos, ou retrouver des contacts perdus de vue. Vous pouvez également rejoindre les groupes qui vous intéressent ou créer un club d’intérêt ou réseau professionnel.

Un annuaire en ligne sera à votre disposition pour retrouver les alumni de votre région.

Et si vous cherchez un emploi ou un stage, vous bénéficiez d’offres d’emploi en ligne et même mettre à jour vos CV !

Restez connectés, vous pourrez bientôt profiter de la puissance du réseau Icam alumni. En attendant, vous pouvez visiter la page pour en savoir plus sur les fonctionnalités.

Réalisation SE (Service aux Entreprises) du mois : projet Rover

Réalisation SE (Service aux Entreprises) du mois : projet Rover

Zoom sur ce projet réalisé par le Campus Spatial UPEC avec des étudiants de l’Icam site de Paris-Sénart, Camille PETTON (121 APS) et Nathan MENUAT (120 IPS) dans le cadre de leur MSR, Mémoire Scientifique de Recherche en partenariat avec l’Université Paris-Est Créteil (UPEC).

Après six mois de travail, l’intégration de la foreuse du véhicule d’exploration spatiale Rosalind Franklin a débuté grâce à Camille Petton et Nathan Menuat, étudiants ingénieurs à Icam site de Paris-Sénart.

« Il a fallu ruser et trouver des techniques pour imiter et se rapprocher le plus possible de la réalité. » Nathan Menuat a travaillé pendant six mois avec sa camarade Camille Petton à reproduire le plus fidèlement possible la foreuse du rover ExoMars, avec des composants facilement disponibles dans le commerce. Les deux ingénieurs de l’Institut Catholique d’Arts et Métiers (Icam) site de Paris-Sénart participent au projet pluridisciplinaire lancé par le Campus Spatial de l’UPEC (CSU). Avec des étudiants d’autres établissements d’enseignement supérieurs, ils prennent part à la construction de la maquette fonctionnelle en taille réelle du véhicule d’exploration spatiale Rosalind Franklin. Un défi ambitieux, qui leur offre l’occasion de se former aux métiers du secteur de l’aérospatial.

Le CSU souhaite utiliser la maquette construite par les étudiants pour expliquer le fonctionnement du rover Rosalind Franklin au grand public. Baptisé ainsi en hommage à la chimiste anglaise qui a joué un rôle central dans la découverte de la structure moléculaire de l’ADN, le véhicule d’exploration spatiale a été développé par l’Agence Spatiale Européenne et l’agence russe Roscosmos. Il aura pour mission de rechercher des traces de vie sur la planète rouge, à partir de 2023. Une date clé pour le CSU, qui s’est fixé pour objectif de déployer la maquette au moment de l’arrivée du véhicule d’exploration spatiale sur la planète rouge.

Le rôle central du « trépan »

Pour déterminer si de la vie a pu exister dans le passé sur Mars, le rover prélèvera des échantillons du sous-sol de la planète. La foreuse creusera ainsi jusqu’à deux mètres de profondeur, à une vitesse de cinq millimètres par minute. Chaque forage durera environ trois jours. « Mais notre maquette devrait pouvoir être aussi plus rapide, car elle a un but éducatif, précise Camille Petton. L’outil de forage rotatif, appelé trépan, tournera à 1200 tours/minute, et il descendra de cinq centimètres en quelques secondes. » Cette pièce mécanique sera actionnée par un moteur possédant une caractéristique singulière. « Il sera creux, ajoute Nathan Menuat. Un piston pourra entrer à l’intérieur pour pousser l’échantillon de matière dans le rover. » Fixé sur une plaque en acier, le moteur sera protégé par une pièce mécanique en tôle appelée « carter »: une enveloppe étanche qui permettra de préserver le mécanisme de la maquette.

Pour reconstituer le plus fidèlement possible le rover ExoMars, Camille Petton et Nathan Menuat prévoient de recouvrir la tôle du carter par un revêtement qui simulera l’apparence extérieure du véhicule spatial de l’ESA. Ils ont aussi reproduit des pièces en modélisation 3D et ont acheté des câbles fictifs. Enfin pour simuler la surface martienne, les deux étudiants veulent utiliser du plâtre, car cette matière présente l’avantage d’être facile à forer.

Une foreuse piloté depuis internet

Les deux ingénieurs ont aussi travaillé à la reproduction des mouvements de la foreuse. « Tout d’abord elle se place à la verticale, puis se positionne au-dessus du lieu de forage, décrit Nathan Menuat. Sort ensuite un trépan. Il s’agit de l’outil de forage qui prélève un échantillon dans le sol et l’éjecte dans le corps du rover. Un broyeur transforme enfin l’échantillon en poudre, afin de pouvoir l’analyser. » Sur la maquette du rover, les mouvements de la foreuse seront pilotés depuis un poste de contrôle. Un ordinateur transmettra ainsi des ordres à des plateformes, qui commanderont des mouvements au moteur. Cinq actions seront possibles : monter et descendre la foreuse, monter et descendre le trépan, tourner la foreuse, tourner le trépan et pousser l’échantillon à l’intérieur du rover.

À l’issue de six mois de travail, quand on demande aux deux ingénieurs quel élément leur a posé le plus de difficultés, leur réponse est claire : le trépan. « On ne trouvait pas de modèle abrasifs aux bonnes dimensions, donc on a décidé de le produire sur-mesure, lance Camille Petton, en présentant l’outil de forage en acier composé de six dents. On a réalisé au moins cinq ou six essais afin d’obtenir la version actuelle. » Conçu par les deux étudiants, le trépan a ensuite été fabriqué par les élèves de l’école de production de l’Icam. Ces derniers construiront ensuite le corps du rover avec le troisième groupe d’ingénieurs de l’Icam chargé de travailler sur la maquette. La passation sera effectuée au début du mois de février 2021. « Les prochains étudiants continueront l’assemblage de la foreuse, conclue la jeune femme. On a prévenu l’école qu’il fallait qu’ils soient à l’aise avec le code, parce que cela représentera une partie importante du travail. » Avant Nathan Menuat et Camille Petton, un premier groupe d’élèves de l’Icam avait travaillé six mois sur la foreuse du rover, réalisant notamment d’importantes recherches bibliographiques.

La maquette fonctionnelle du rover Rosalind Franklin est un projet du Campus Spatial UPEC, co-financé par la Région Île-de-France dans le cadre de son programme de soutien à la diffusion de la culture scientifique, technique et industrielle (« La science pour tous ») et le CNES.

Article rédigé par Mathilde Pires (étudiante en journalisme au Centre de formation des journalistes (CFJ) pour le Campus Spatial UPEC

Une visite ministérielle à l’Icam site de Paris-Sénart !

Une visite ministérielle à l’Icam site de Paris-Sénart !

La ministre a pu découvrir les lieux et découvrir l’école de production de Paris-Sénart, basée sur une pédagogie du « faire pour apprendre. » Les échanges avec les jeunes qui préparent leur CAP, les équipes pédagogiques, les bénévoles et partenaires industriels qui étaient présents ont été riches lors de cette matinée. 

L’objectif de cet événement était d’annoncer le lancement d’un AMI (Appel à Manifestation d’Intérêt pour créer de nouvelles écoles de production sur le territoire national (objectif : doubler le nombre d’écoles de production en France.)

Vidéo de sa visite

Quito : dans les starting-blocks !

Quito : dans les starting-blocks !

Les équipes attendent une ultime étape avant de lancer le recrutement : l’obtention d’une autorisation officielle, délivrée par le CES, l’organisme local qui correspond en quelque sorte à notre CTI française.

Les contraintes sanitaires ont considérablement allongé les délais administratifs, explique Pascal Berthouloux, qui pilote ce projet, mais nous sommes confiants.” Cette nouvelle entité est donc accueillie au sein de la “Puce”, l’Université Catholique d’Equateur, qui possède neuf sites à travers le pays, rassemblant 24 000 étudiants. Le site Quito sur lequel l’Icam est implanté, regroupe à lui seul 13 000 élèves. Une équipe dédiée au sein de cette structure se consacre, à mi-temps, à l’ouverture de l’entité Puce-Icam, avec un défi majeur : préparer tous les contenus pédagogiques et les moyens d’accueil, ainsi que la campagne de communication pour le recrutement, afin de lancer l’ensemble très rapidement une fois l’autorisation obtenue. 

Faire connaître la formation

Nous avons lancé, en parallèle, un concours auprès des lycéens, qui consiste à construire une grue à l’aide de pièces de bois. Les jeunes peuvent remporter des prix, ainsi que des réductions sur les frais d’inscription à notre formation. C’est une manière de commencer à faire parler de nous sans recruter officiellement… Nous espérions une dizaine d’équipes, et 67 se sont manifestées, ce qui est vraiment positif !

Côté organisation, l’équipe de Quito est similaire aux équipes Icam du Parcours ouvert : responsable enseignement supérieur, directeur des études, référents domaines, responsable FabLab, responsable projets, etc. Tous travaillent en coordination avec la cellule IPN (Innovation Pédagogique et Numérique) française et les experts des sites Icam, qui ont déjà une bonne expérience du Parcours Ouvert. “La Puce est ravie de sa collaboration avec l’Icam, notamment dans les domaines de l’innovation pédagogique et du lien avec les entreprises. En retour, nous découvrons de nouvelles façons de travailler, dans un vrai rapport d’enrichissement mutuel”.

Leçon inaugurale de l’année académique 2020-2021 (Université Loyola du Congo)

Leçon inaugurale de l’année académique 2020-2021 (Université Loyola du Congo)

Sous un climat assombri par diverses restrictions liées à la pandémie de Covid-19 en République Démocratique du Congo et ailleurs, le début de l’année académique 2020-2021 s’est vu marquer de cette empreinte. Le mardi 10 Novembre 2020, jour retenu pour le lancement de l’année académique, un orateur de grande renommée qui devait coanimer la leçon inaugurale s’est vu contraint de s’y absenter: les rendez-vous manqués et reportés sont coutumes depuis Février 2020. Face à cette imposante situation, l’ingéniosité de la faculté d’Ingénierie ULC-Icam n’est pas reste stérile. Le rendez-vous manqué est devenu le rendez-vous à ne pas manquer ! La Professeur Docteur Sandrine Mubenga Ngalula coanima à distance cette présentation avec l’ingénieur Tychique Nzalalemba Kabwangala. L’excellence est de mise au vu du menu que l’ULC propose à son assistance.

La Docteur Sandrine Mubenga est ingénieure de l’université de Toledo et devenue Professeur au sein du même établissement après sa thèse sur un système de gestion de batterie au lithium-ion avec égalisation à deux niveaux afin d’augmenter leur durée de vie. Elle est aussi membre du conseil d’administration à l’Université Loyola du Congo (ULC). De plus, elle accompagne le cursus des systèmes embarqués de l’Université de Kinshasa (UniKin). A ses côtés, l’ingénieur Tychique Nzalalemba qui est diplômé de l’Institut Ucac-Icam de Douala–Cameroun ayant suivi le cursus d’ingénieur généraliste par apprentissage et effectué son mémoire scientifique sur l’optimisation des profils des poutres raidisseurs d’avions d’Airbus par fabrication additive grâce à une collaboration entre l’Icam Toulouse et l’entreprise Stelia Aerospace. Il est assistant professeur du cours de génie électrique et automatique et encadreur des travaux pratiques d’automatique à l’ULC. Le duo de choc formé, place à l’exposé !

‘’ Défis de la transition énergétique et leur impact sur le développement de la RDC ’’, tel était le thème de cette présentation. Dans le déroulement, un jeu de rôle s’est avéré important. L’ingénieur Nzalalemba s’est chargé d’introduire et de conclure le sujet alors que la Docteur Mubenga a développé son contenu via une vidéo préenregistrée et diffusée à l’assistance. Il sied de rappeler que la transition énergétique est le passage progressif  de l’utilisation des énergies carbonées, fossiles, polluantes ou à risque aux énergies propres, vertes, renouvelables et sans danger (solaire, éolienne, géothermique, biomasse, hydraulique et marémotrice) afin de combattre le réchauffement climatique et de préserver notre planète Terre.

Au cours de leur exposé, il était d’abord question de rappeler l’abondance des ressources naturelles retrouvées en République Démocratique du Congo, et de relier cette cartographie avec la problématique du thème. En effet, le principal enjeu de la transition énergétique actuelle réside dans le stockage de l’énergie électrique dans les batteries. Nous nous y accordons directement en évoquant la thèse du coanimateur de cet exposé qui porte sur la même problématique. Ce qui indique cet intérêt des scientifiques à stocker le plus longtemps possible l’énergie électrique dans des accumulateurs. Cependant, dans ce processus de recherches et études, les matériaux tels que le cobalt et le lithium sont de plus en plus utilisés.

Quelques chiffres à titre exemplatif :

  • Un accord a été conclu en Juin 2020 entre TESLA et Glencore (compagnie spécialisée dans l’extraction minière et ayant une filiale en RDC) pour la fourniture de 6.000 tonnes de cobalt par an.
  • En 2019, L’Usine Nouvelle confirme que plus de 65% de cobalt utilisé dans la fabrication des piles des voitures électriques sont extraits en RDC.
  • Le cobalt est essentiellement exploité en tant que coproduit du cuivre et du nickel. Il y a quatre grands types de ces gisements dans le monde (Audion et al, 2014): les gisements stratiformes de cuivre (Copperbelt de RDC et Zambie); les gisements magmatiques de cuivre-nickel sulfurés avec cobalt et platinoïdes subordonnés (Norilsk en Russie, Sudbury au Canada…); les gisements de nickel latéritique (Nouvelle-Calédonie, Cuba, etc.); les gisements hydrothermaux à cobalt dominant (Maroc) et seul gisement où il est exploité en métal principal. Et Darton Commodities ont confirmé en 2019 que la RDC avait produit les 72% du cuivre mondial l’année précédente.

Il y a 4 projets d’exploitation des gisements de pegmatites à spodumène, un des types de gisement de lithium, à l’étape de faisabilité en Afrique. En particulier, le projet Manono, dans la province du Tanganyika en RDC, est développé par la compagnie australienne AVZ Minerals Ltd., présente les meilleures chances de réussite à court terme, après la finalisation du rapport définitif de faisabilité au premier semestre 2020.

L’évolution de l’usage mondial du lithium: en 2019, 58% de lithium produit sont utilisés dans les batteries contre 37% en 2008.

Tous ces éléments regroupés et recoupés nous démontrent que la RDC est appelée à jouer un rôle de premier rang dans cette course au stockage de l’électricité et dans la transition énergétique. Et il a été bien défini par Mme Dr. Mubenga sous quatre aspects que les philosophes dénomment les quatre éléments de la nature.

La terre. L’énergie géothermale et certains minerais tels que le coltan, le cobalt, le cuivre, l’uranium, le diamant, le lithium, l’or, le nickel, le manganèse et le tungstène sont utilisés dans la fabrication des technologies qui permettent de développer les énergies renouvelables. Ces ressources interviennent aussi dans la production, le transport et le stockage de l’énergie électrique. Et toutes peuvent être retrouvées avec certitude dans le sous-sol congolais. Le cas du cobalt qui entre dans la fabrication des éoliennes, des moteurs des jets, des batteries et de divers composants électroniques nous indique que la place de la RDC dans le concert des nations ne devrait pas être de moindre.

L’eau. Le bassin du fleuve du Congo regorge d’un potentiel de production de 100.000 MWatt (cent mille méga watt) d’hydro électricité pouvant alimenter la RDC et ses neuf pays voisins. Sans oublier que le fleuve Congo est le deuxième fleuve au monde ayant le plus grand débit. Dans sa superficie de 2.345.000 (deux millions trois cent quarante-cinq milles) km2, nous retrouvons un potentiel de plus de 150 sites où des projets de centrales et mini-centrales hydro électriques peuvent être développées. L’intérêt des mini-centrales réside dans le fait qu’elles sont plus rapides à déployer et ont moins d’impact environnemental.

L’air. Le vent est une des sources d’énergie des plus abondantes sur notre planète. Quoique peu adaptée à la zone équatoriale dans laquelle une bonne partie de l’aire de la RDC se trouve, l’énergie éolienne et la fabrication des éoliennes sont possibilités qui peuvent être développées dans le pays. De plus, la présence du gaz méthane au fond du lac Kivu ne devrait laisser aucun congolais indifférent de cette manne dont l’abondance a déjà transformé son hôte en bombe à retardement. En effet, le lac Kivu est un lac méromictique: sous les 2.700 (deux mille sept cents) km2 de cette étendue d’eau se loge environ 60 milliards de m3 de méthane, 1300 MW de potentiel énergétique ! L’exploitation de ce gaz est donc non seulement une question économique dans la production d’électricité ou son conditionnement pour la cuisson mais elle est aussi une problématique des vies humaines car une éruption limnique pourrait surprendre à tout moment.

Le feu. Le taux d’ensoleillement élevé en Afrique est un atout majeur pour l’optimisation de l’utilisation de l’énergie solaire grâce à des panneaux solaires variés: les panneaux solaires photovoltaïques, les panneaux solaires concentrés ou thermiques, les panneaux solaires hybrides et aérovoltaiques. Il est donc évident que combiner les technologies pour produire à la fois de l’électricité et de l’eau chaude ou de l’air chaud optimise les panneaux solaires qui sont très souvent reprochés de leurs rendements faibles. Aussi, avec la présence de l’activité volcanique du Nyiragongo, l’exploitation de cette énergie géothermique est une excellente alternative pour la production de l’électricité.

Tous les éléments évoqués ci-dessus appellent la République Démocratique du Congo à relever les défis de la transition énergétique du continent africain. L’impact de cet investissement se fera certainement ressentir dans les retombées économiques et une meilleure place dans le concert des nations.

Rédigé par Tychique Nzalalemba, Ir

Quelques photos :

A gauche : Dr Sandrine Mubenga Ngalula
A droite : Ir Tychique Nzalalemba Kabwangala

Le saviez-vous ? Pérennité des PME, des emplois…

Le saviez-vous ? Pérennité des PME, des emplois…

Dans l’entrepreneuriat, on entend beaucoup parler de création d’entreprise. Sous toutes ses formes.

Mais beaucoup moins du « repreneuriat » : la transmission d’entreprise. 

Lecteur : arrivé à ce stade, la lecture de ces quelques lignes vous laisse penser que la suite ne vous concerne pas… Poursuivez, s’il vous plaît… car chacun de nous peut être acteur et apporter sa contribution !

Pourtant, pour chaque entreprise TPE ou PME transmise et pérennisée, c’est d’abord le maintien de quelques emplois à quelques dizaines d’emplois qui est en jeu, par la continuité de l’activité dans laquelle s’inscrit le nouveau dirigeant, le « repreneur », à la suite du précédent entrepreneur.

C’est ensuite la création de nouveaux emplois, grâce au développement de l’entreprise, qui impacte le territoire de manière supplémentaire. Sans parler des effets également induits sur les partenaires de l’entreprise : ses fournisseurs et prestataires.

L’objectif du repreneur est d’insuffler son énergie et une dynamique nouvelle, et d’apporter un élan de croissance, en plus de son expérience et d’un renouveau générationnel. En ce sens, la transmission de l’entreprise est un acte de gestion des plus vertueux.

Au total, l’enjeu de la transmission d’entreprise en termes d’emplois et de dynamique économique est beaucoup plus impactant dans « les territoires » que beaucoup d’autres formes entrepreneuriales. Une multiplicité d’actions « colibri » … et finalement un effet boule de neige !

Et pourtant… c’est un sujet qui a souvent du mal à trouver « sa voie » en raison de la forte et légitime discrétion dont il doit être entouré.

Lecteur : … cela te concerne-t ’il ? … Et oui ! … Comment … ?

Le plus difficile pour un repreneur en recherche d’une entreprise – et il y en a parmi les alumni Icam –  est de rencontrer des cédants, et in fine « son » cédant : 

  • un dirigeant d’entreprise qui a envie que l’histoire de l’entreprise se pérennise, que les clients et les collaborateurs poursuivent les liens qui ont été tissés, que les produits et services rendus continuent à se développer, que les valeurs de l’entreprise perdurent,
  • un dirigeant qui a envie de « passer la main » à quelqu’un qui saura s’inscrire dans cette continuité, en apportant ce degré de renouveau,
  • un dirigeant qui souhaite retirer le fruit de ce qu’il a fait de son entreprise au travers d’une transmission à une juste valeur financière,
  • mais aussi un dirigeant, qui est peut-être fatigué par les années qui s’accumulent, par les complications supplémentaires de cette période covid, par les difficultés nouvelles que peuvent représenter certaines transformations sociétales…

… et un dirigeant qui ne va certainement pas exprimer cette éventuelle transmission ouvertement, et qui voudra encore moins que ses clients, collaborateurs, fournisseurs ou autres ‘parties prenantes’ ne le perçoivent, au risque de fragiliser l’entreprise.

Même si vous n’êtes pas ce dirigeant … vous pouvez faire quelque chose.

Car ce dirigeant – si ce n’est vous – est peut-être votre ami, votre voisin, beau-frère ou cousin éloigné, ou même celui que vous avez croisé dans votre cercle de relations… Ou cette personne dont vous a parlé ce commerçant chez qui vous avez vos habitudes, ou auquel ce collègue de votre club de sport ou de musique fait régulièrement allusion … et qui d’une manière ou d’une autre exprime que « le moment est peut-être venu » … s’il trouvait la bonne personne.

La mise en relation de ce dirigeant, en toute confidentialité, avec de potentiels repreneurs est de nature à ce que cette nouvelle page s’écrive. 

Et chacun de nous est susceptible d’être le maillon d’une chaîne entre un « cédant » et les repreneurs individuels qui existent au sein des Alumni Icam. Il suffit de proposer cette mise en relation par le biais de Philippe de Jenlis (76 ILI) ou de Philippe Leroux (90 ILI), qui s’efforcent d’animer l’entrepreneuriat, dont la reprise d’entreprise, au sein des Alumni Icam.

Etes-vous convaincu que vous avez ce pouvoir ?

Contacts

Philippe de Jenlis (76 ILI)
Mail : philippe.dejenlis@orange.fr
Portable : 06 26 27 40 48

Philippe Leroux (90 ILI)
Mail : philippe.leroux@fondationavril.org
Portable : 06 68 59 20 10

Louis de Montety (81 ILI)
Mail : louis.de-montety@icam.fr
Portable : 06 37 67 07 57

Rédacteur
Pascal Vandame (87 ILI), en processus de reprise

Icam à vie

Icam à vie

Vous avez été près de 800 à vous inscrire à cette plateforme,

7 d’entre vous se sont connectés chaque jour,

Chaque utilisateur a passé 5 heures sur la plateforme,

72  ont obtenu le certificat d’introduction à l’intelligence artificielle.

De nouveaux contenus sur le management du travail ont été introduits sur le plateforme par l’équipe de Chaire sens et Travail.

D’autres sont en cours de réalisation à Lille, Toulouse et la Roche sur Yon sur « Management et écologie intégrale » , Management et Intelligence Artificielle, La transition bas carbone des entreprises ».

Nous préparons également une série de podcasts sur le numérique.

Pour fêter tout cela, nous proposons à tous ceux qui veulent de se connecter :

 Bonne formation !
L’équipe « Icam à vie »

Pierre Brassaud (74 ILI) partage son expérience sur le projet Iter

Pierre Brassaud (74 ILI) partage son expérience sur le projet Iter

Le Projet ITER
Pierre Brassaud (74 ILI) – ex Areva

La production d’énergie nucléaire dans le monde est à ce jour exclusivement assurée par des réacteurs utilisant la fission d’atomes lourds. Si ces procédés ont l’avantage de ne pas produire de gaz à effets de serre, ils présentent l’inconvénient majeur de produire beaucoup de déchets radioactifs dont certains, notamment les produits de fission, ont une durée de vie de plusieurs milliers d’années.  Cela constitue un risque inacceptable pour l’humanité qui condamnera à terme cette filière.

A l’inverse, l’énergie nucléaire issue de la fusion de l’hydrogène, présente l’avantage de ne créer que peu de déchets radioactifs, et notamment pas de déchets à longue durée de vie puisque le résultat de la fusion de deux atomes d’hydrogène n’est autre qu’un atome d’hélium. A noter ensuite que le risque d’accident grave par emballement de la réaction est très limité, puisque le « combustible » n’est introduit qu’au fur et à mesure et peut être interrompu instantanément. Enfin, il n’y a pas de puissance résiduelle à gérer après l’arrêt.

La fusion nucléaire

La fusion d’atomes d’hydrogène, si elle se fait naturellement dans le soleil, présente sur terre une difficulté technologique majeure puisqu’il faut amener l’hydrogène sous forme de plasma, à plusieurs millions de degrés pour obtenir la réaction, et ceci dans une enceinte sous vide qui ne doit pas être détruite par la température, puis maintenir la situation le plus longtemps possible tout en évacuant l’énergie produite…

Il existe actuellement deux types d’installations de recherche permettant d’obtenir des réactions de fusion :

Le Laser MEGAJOULES situé près de Bordeaux, qui crée des réactions ponctuelles de fusion, au sein d’une petite enceinte contenant l’hydrogène (ou d’autres atomes à étudier). Les atomes sont chauffés par bombardement laser de grande puissance et la réaction obtenue permet l’étude des phénomènes de réactions nucléaires semblables à ce qui peut se passer dans les étoiles, mais sans possibilité d’en extraire de l’énergie.

Les TOKAMAKS. Apparus dans les années 50, au nombre d’environ 200 dans le monde, basés sur le principe d’une chambre toroïdale sous vide dans laquelle on injecte l’hydrogène, ou plus exactement son isotope « Tritium » plus facile à fusionner. Le gaz est maintenu au centre du tore par des champs magnétiques très puissant, puis chauffé à plusieurs millions de degrés par différents moyens, principalement par ondes électromagnétiques, pour devenir plasma. Il est ensuite maintenu en température par les réactions de fusion. Au fil des décennies, les TOKAMAKS ont été améliorés pour permettre d’atteindre des températures plus élevées sur des durées plus importantes. La France a disposé de plusieurs TOKAMAKS dont le plus récent, Tore SUPRA, mis en service en 1988 sur le centre de Cadarache, a été un précurseur modeste de ce que sera ITER.

Innovation

L’idée d’un grand TOKAMAK international nait en 1985 entre la Russie, la France et les Etats-Unis. Il portera le nom de «International Thermonuclear Experimental Reactor ».

C’est en 2006 que les pays membres du projet (la Chine, l’Union européenne, l’Inde, le Japon, la Corée, la Russie et les États-Unis) décident que sa construction se fera en France sur le site de Cadarache. Au total 35 pays sont engagés dans ce projet avec charge à chacun d’apporter une partie de la réalisation à intégrer à l’ensemble le moment venu, ce qui, vous l’imaginez, malgré une solide maîtrise d’œuvre, n’est pas sans créer des difficultés et des mauvaises surprises au montage qui sont source de dérive des délais et des coûts.

Les performances attendues

L’installation est conçue pour permettre, avec l’apport de 50MW thermique, de produire un plasma de fusion équivalent à 500MW thermiques et ce pendant une période maximum de 20 minutes.

La puissance électrique appelée pourra atteindre 620MWe en pointe pendant quelques dizaines de secondes. La chaleur produite ne sera pas récupérée.

L’objectif d’ITER est de démontrer la possibilité de créer une réaction de fusion auto-entretenue tout en développant une multitude de technologies de pointes nécessaires à cette réalisation.

Il ne s’agit encore que d’un réacteur expérimental pour démontrer la faisabilité d’un futur réacteur de production d’énergie. Il y manquera une partie essentielle que sont les échangeurs de chaleur pour récupérer l’énergie de façon continue autour du plasma.

Compte tenu de la complexité des équipements indispensables tout autour du tore, notamment des bobinages pour maintenir les champs magnétiques, on ne voit pas encore très bien comment mettre en place des échangeurs thermiques, il n’est donc pas encore certain qu’une solution de production d’énergie de façon continue pourra être mise au point sur le principe des TOKAMAKS.

Le coût de cette réalisation

Il s’agit du plus grand projet scientifique au monde, d’un coût initial estimé à 4,5 milliards d’euros, l’estimation se porte actuellement à près de 15 milliards d’euros dont 6,6 milliards à charge de l’Europe.

Les grandes étapes d’ITER

2005 : Choix du site de Cadarache à Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône)

2006 : Signature de l’accord ITER

2007-2007 : Préparation de la plateforme (déboisement, nivellement)

2010-2014 : Fondations du complexe tokamak

2014-2021 : Construction du bâtiment tokamak (accès dès 2019 pour les premières opérations d’assemblage)

2010-2021 : Construction de l’installation ITER et des bâtiments auxiliaires nécessaires au Premier Plasma

2008-2021 : Fabrication des principaux éléments et systèmes pour le Premier Plasma

2015-2023 : Transport (via l’Itinéraire ITER) et livraison sur site des éléments

2022 : La chambre à vide est formée

2024 : Fermeture du cryostat

2024-2025 : Tests intégrés et mise en exploitation

Déc 2025 : Premier Plasma

2025-2026 : Montée en puissance progressive de la machine

2035 : Opération en deuterium-tritium